Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale

Penser l’après-crise


Jean-François Copé et les membres du Club dans les salons de l’Hôtel de la Questure, le 25 mars 2009.

Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, recevait le 25 mars le Club à l’Hôtel de la Questure. Au menu du petit déjeuner : le rôle du Parlement et la réforme des collectivités.

Réfléchir dès maintenant à l’après-crise. Telle est la tâche que Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, s’est fixée. « On ne pourra pas faire « business as usual » lorsqu’on en sera sorti », prévient-il tout en louant les mesures gouvernementales, et particulièrement l’idée de fonder la relance sur l’investissement public. Le maire de Meaux n’en est pas moins réaliste : « Très vite, un autre problème va s’imposer : la gestion de la dette ! »

À l’entendre, le niveau colossal de l’endettement public se transformera bientôt en « source d’anxiété » pour l’opinion publique et la défense de la crédibilité de la signature de la France auprès des investisseurs sera de plus en plus ardue. La solution ? Un retour de la croissance qu’il faut préparer dès aujourd’hui. En s’appuyant sur les atouts de l’économie française, comme le secteur de la santé, qui doit être, selon le député, « développé et exporté”.

S’agissant des relations entre Parlement et gouvernement, Jean-François Copé prône la « coproduction législative ». Il affiche également son intention de renforcer la mission d’évaluation et de contrôle des parlementaires. « Nous avons davantage de poids politique que la Cour des comptes pour mener à bien ce travail », explique-t-il. Il distingue trois étapes : l’étude d’impact avant le vote de la loi, le suivi de l’application des textes et l’évaluation après coup. Le tout en s’appuyant sur l’expertise de la Cour, ainsi que sur les cabinets privés. L’ancien ministre du Budget ne cache pas sa confiance dans ces derniers : « Un quart des audits de modernisation que j’avais lancés avait été réalisé par des privés et c’étaient sans doute les meilleurs. »

Dernier sujet abordé : la réforme des collectivités territoriales. Jean-François Copé espère que le quinquennat de Nicolas Sarkozy verra une avancée vers la fusion des régions et départements. « Passer à côté serait vraiment un rendez-vous manqué », estime-t-il. La bataille s’annonce rude. Les conservatismes sont forts, juge le député, et la gauche risque de se crisper sur une question qui la touche au premier chef via ses élus locaux. Autant de sujets que l’hôte du Club devrait aborder dans son prochain ouvrage.

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