Pour une mobilité sereine – Tribune de Patrick Gagnaire, Algoé

La GRH de l’État évolue. D’une logique de statut et de grade, on est passé à une GPRH dynamique et anticipatrice. La mobilité en constitue l’un des fondements. Pourtant, chaque mobilité peut se heurter à des freins matériels et surtout psychologiques, c’est pourquoi elles nécessitent souvent un accompagnement.

Si la durée de la carrière amène à considérer la mobilité comme une prise de risque (3, 5, 10 fois), une approche à moyen terme s’avère nécessaire pour manager les talents des agents sur la durée. Les démarches d’orientation professionnelle permettent d’ouvrir des perspectives d’évolution, de donner un sens à la construction de la carrière.
Elles contribuent à créer un climat de curiosité et globalement à développer une culture de la mobilité.

Du côté de la GPRH, il s’agit plus de donner de la visibilité sur les métiers, les postes et leurs évolutions. Un accompagnement de qualité permet à l’agent de bien s’approprier ses compétences et la façon de les faire reconnaître. Dans ces conditions, les agents deviennent capables d’imaginer des avenirs différents. Ils sont mieux préparés à effectuer une mobilité, souhaitée ou suggérée, à basculer dans le processus.
Une orientation professionnelle réussie se traduira le moment venu par un agent mieux préparé à sa mobilité, plus facilement intégré à son nouveau poste et à sa nouvelle équipe, et par un nouvel employeur plus sûr de la qualité de son recrutement, avec un agent plus rapidement opérationnel. La mobilité se cultive. L’orientation professionnelle en constitue le meilleur terreau.

Patrick Gagnaire,
associé, responsable du secteur Public, Algoé
patrick.gagnaire@algoe.fr

Publiée dans acteurs publics n°76 – Septembre 2011

Ce contenu a été publié dans Algoe, Vidéo, avec comme mot(s)-clef(s) , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Les commentaires sont fermés.