Véronique Bédague-Hamilius, secrétaire générale de la ville de Paris

Les trois piliers du changement

La conduite du changement est affaire d’équilibre. C’est avec cette conviction que la secrétaire générale de la ville de Paris engage les réorganisations des services de la mairie.

Le 7 février, se tenait, le traditionnel Conseil de Paris. Séance politique où élus de la majorité et de l’opposition débattent, rejettent ou approuvent les grands projets qui changeront la physionomie de la capitale et la vie quotidienne des 2 millions de Parisiens. Cette préoccupation, la secrétaire générale de la ville de Paris, Véronique Bédague- Hamilius, la partage avec les élus, très impliqués dans la vie administrative, comme elle a eu l’occasion de l’expliquer devant les membres du Club réunis ce même jour dans un salon de l’hôtel de ville. C’est là l’un des tous premiers objectifs de sa mission à la tête d’une administration qui emploie plus de 50 000 agents.

“Le service public doit être efficace pour durer”, a insisté la secrétaire générale, avant de dresser un inventaire rapide et synthétique de ses principaux chantiers. Dématérialisation des services, ouverture des données publiques sur l’état civil, services rendus aux familles sur l’éducation, élaboration de guides pratiques, tels sont quelques-unes des actions réalisées sous la deuxième mandature de Bertrand Delanoë et qui figuraient peu ou prou dans la lettre de mission que le maire avait adressée en juin 2011.

Mutualisation des achats
La mise en œuvre de ces chantiers, au service des usagers, n’est bien sûr pas exclusive d’autres réformes ou adaptations menées par le secrétariat général. Alors que la ville de Paris a perdu son “triple A” le 30 janvier et que ses dépenses, principalement dans la sphère sociale, ont augmenté de près de 4 %, la recherche d’efficience est aussi un axe fort du changement. Les fusions de directions et les opérations de mutualisation dans les achats en témoignent. Pour autant, cette recherche d’efficience, si elle contribue à assainir les finances de la ville, ne doit pas se faire au détriment des conditions de travail des agents.

Améliorer l’efficacité et l’efficience des services, satisfaire les attentes de plus en plus nombreuses des Parisiens, mais aussi servir au mieux l’intérêt des agents, tels sont les trois piliers, très étroitement liés, sur lesquels doit reposer, selon Véronique Bédague-Hamilius, la conduite du changement. “Ce qui marche est ce qui est équilibré, a-t-elle affirmé. Si une réforme est menée pour des raisons principalement financières, on perd de vue les usagers et au final, ce sont les agents qui n’en veulent pas.”

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