Industrialiser la lutte contre la fraude – Tribune de Florence Giuliano, SAS

Florence Giuliano, EMEA Fraud Strategy Director chez SAS, explique en quoi la lutte antifraude est un enjeu de politiques publiques dans un contexte où la fraude sociale a été évaluée, en 2010, à 20 milliards d’euros et la fraude fiscale à 50 milliards d’euros.

Comment industrialiser un processus de détection de la fraude ?
Historiquement, l’industrialisation est le processus de fabrication de produits manufacturés avec des techniques permettant une forte productivité du travail. Pour industrialiser, il faut donc appliquer des techniques industrielles à la lutte antifraude. En clair, l’industrialisation de la lutte antifraude est le passage d’une gestion artisanale, segmentée et compartimentée de l’activité antifraude, avec des processus manuels et prototypes à un système plus normé avec une approche par les risques impliquant des processus automatiques, une production de masse et une gestion centralisée avec une spécialisation des acteurs.

Comment évaluer la profitabilité du dispositif ?
L’industrialisation de la lutte antifraude permet de rapprocher le taux de découverte de la fraude de son taux de réalisation. Pour ce faire, encore fautil au préalable bien définir la fraude, évaluer le phénomène, la gérer et l’anticiper. Il est nécessaire de mettre en place une gouvernance et un dispositif permettant de détecter les fraudes. Manuellement au travers de processus ou automatiquement au travers de modélisation comportementale. L’optimisation de la politique d’anticipation des fraudes permettra de conduire à une réduction des fausses alertes afin de diminuer le risque client tout en administrant la preuve de la fraude au travers d’un processus d’investigation des dossiers. Un tel dispositif ne peut se passer d’animateurs.

Quels sont les apports de la plate-forme antifraude SAS ? La plate-forme réunit toutes les fonctionnalités de reporting pour l’évaluation du phénomène et le pilotage de l’activité antifraude. Unique et collaborative, elle permet à différents acteurs-profils de communiquer entre eux en assurant la gouvernance et l’animation du dispositif antifraude. La combinaison des techniques analytiques avancées et éprouvées de SAS permet l’amélioration de la détection de cas frauduleux. Un ensemble qui confère aux utilisateurs un environnement opérationnel pour la gestion des cas permettant l’amélioration du taux de succès des investigations et facilitant la preuve.

Florence Giuliano,
EMEA Fraud Strategy Director chez SAS,
florence.giuliano@sas.com

Publiée dans acteurs publics n°86– Juillet-août  2012

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