Fraude fiscale et solutions analytiques – Tribune de Bertrand Cayzac – SAS

fraude_fiscaleLa fraude fiscale représente un « manque à gagner » inacceptable dans les circonstances actuelles. Pourtant, l’État pourrait rapidement gagner plusieurs milliards d’euros de recettes fiscales en équipant le contrôle fiscal de logiciels d’analyse et de détection de la fraude. En pratiquant l’analyse continue des données disponibles avec ce type de solution, de nombreuses organisations publiques dont deux administrations fiscales du G8 ont ainsi recouvré plusieurs points de TVA éludée en moins d’un an. En quelques mois, les directions opérationnelles chargées de la lutte contre la fraude fiscale peuvent mettre en œuvre ce type de solution logicielle, sans impact négatif sur les processus existants, et commencer à détecter l’activité insoupçonnée des réseaux de fraude organisée. Des projets pilotes agiles et de courte durée de ce type se concrétisent par la mise au point d’analyses automatisées portant sur l’ensemble des données pertinentes en regard d’une problématique prioritaire et bien circonscrite : mise en lumière de carrousels par reconnaissance de profils, détection d’anomalies, de corrélations ou de collusions… Les alertes produites par le dispositif sont continuellement classées selon des critères choisis pour optimiser la programmation des contrôles. Lorsque des unités utilisent déjà les composants fondamentaux de la solution pour des investigations assistées, l’intégration des données et la mise au point des traitements sont considérablement accélérés. Ces dispositifs peuvent s’étoffer graduellement pour évoluer vers une industrialisation de la chaîne de détection et de gestion des alertes. Ils peuvent également s’enrichir pour améliorer l’efficience et faciliter la détection de schémas innovants insoupçonnés. Quel que soit le chemin emprunté, des progrès constants sont enregistrés : accroissement du taux de fraudes détectées, diminution du taux de faux positifs rendant possible une allocation plus efficiente des ressources, actions mieux ciblées et plus efficaces, notamment en matière de recouvrement et de dissuasion.

Bertrand Cayzac, responsable « grands comptes », SAS
bertrand.cayzac@sas.com

Publiée dans Acteurs publics n°94 – Avril 2013

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